Fonctionnement

Le Flex-Foot Cheetah d’Össur est un pied prothétique, doté d’une technologie carbone exclusive, pour stocker et libérer efficacement l’énergie produite par l’utilisateur pendant la course. Lorsqu’un utilisateur court, la courbe « J » de la prothèse se comprime à l’impact, stockant ainsi l’énergie et absorbant de hauts niveaux de contrainte.

 

La conception du pied est révolutionnaire, avec des zones de stress élevé, comme le sommet de la courbe en J, qui est équipé de plusieurs couches de fibres de carbone, tandis que les zones qui ont besoin d'une plus grande flexibilité sont équipées avec moins de matière, ce qui permet un dynamisme qui ne serait pas possible avec un matériau monobloc.  En outre, en raison du fait que le Cheetah Flex-Foot n'a pas de talon, le porteur est constamment placé sur la pointe des pieds, imitant précisément  un coureur de sprint habituel. Mais surtout, ce système a permis la réalisation de plusieurs records du monde handisport par des amputés. Le pied n'a pas de moteur, capteurs ou de microprocesseurs, il ne renvoie que seulement 80 pour cent de l'énergie stockée lors de la compression, un moyen très loin des 249 pour cent de la normale réalisé par le systéme pied/ cheville / mollet.

 

 

 

 

 

 Cette prothèse est le résultat d'un travail de recherche entre deux hommes: Van Phillips et Dale Abildskov.

Le pied prothétique est composé de fibres de carbone.

La fibre de carbone est un matériau composé de fibres extrêmement fines d’atomes de carbone, de 5 à 15 γm de diamètre. Elles sont fabriquées à partir de fibres synthétiques qui sont constituées de PAN ( PolyAcryloNitrile ). L'alignement des cristaux rend la fibre extrêmement résistante pour sa taille. Plusieurs milliers de fibres de carbone sont enroulées ensemble pour former un fil, qui peut être employé tel quel ou tissé.

 

 

Les trois étapes du mouvement avec la Flex-foot Cheetah

Etape 1

 

Lorsque la prothèse est en contact avec le sol, l'angle de la lame(qui est constitué de fibres de carbone) se réduit et absorbe 97 % de l'impact, la prothèse stocke de l'énergie pour lancer par la suite le coureur vers l’avant.


Etape 2

 

Les grands fessiers et les quadriceps du coureur fournissent la quasi-totalité de sa locomotion. La forme de la prothèse permet à l'énergie de se déplacer vers la pointe où l’énergie est stockée pour l'étape suivante.


Etape 3

 

Quand le coureur pousse sur sa prothèse, la pointe de celle-ci libère toute son énergie comme un ressort. Sans les pieds, ni les mollets pour les aider; les fessiers, les quadriceps et les ischio-jambiers doivent travailler deux à trois fois plus afin que le coureur atteigne la même vitesse.


Les trois étapes du mouvement d'un valide

Etape 1

 

Le tendon d'Achille rempli une fonction similaire à celle de la prothèse, il absorbe le choc lors de l'impact et stocke l'énergie afin de pousser l'athlète vers l'avant lorsque les muscles du mollet s’étire.

 

 


Etape 2

 

En plus de la puissance fournie par les grands fessiers, les quadriceps et les muscles du mollet. Le tendon d’Achille du coureur valide toujours étiré, permet au coureur de stocker plus d’energie.


Etape 3

 

Les muscles du mollet qui fonctionnent avec le grand fessier et les quadriceps, se contractent et permettent aux coureurs d’accélerer dans la foulée suivante.Le tendon d'Achille libère 100% de l'énergie produite par le corps.


Voici le lien vers une animation du magazine Science et Avenir.

Cette animation montre au ralentit l'activité d'une Prothèse durant une course:

L'animation(cliquer-ici)

 
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